lundi 19 novembre 2012

Varsovie

Bon, je traîne, je traîne, je suis un peu comme le lapin d'Alice au Pays des Merveilles, alors je vais vous conter Varsovie en version très, très condensée!

J'y suis allée pour un stage professionnel, on a bossé comme des tarés sans pause pipi, je vous passe les détails. C'était en tout cas très utile et intéressant, une fois n'est pas coutume.

Je m'attendais à une ville toute moche avec des gros blocs communistes et j'ai été agréablement surprise. Même le Palais de la Culture et des Sciences, cadeau de Staline (quel homme généreux) a un petit côté Gotham City pas dégueu. Même si au final, j'ai eu l'impression d'y voir plus de Jokers, de Double-Faces, de Pingouins et autres Icemen que de Batman, mais je vous expliquerai plus loin (voir journée du dimanche).

Le premier soir, j'ai dîné avec un copain polonais que j'avais rencontré à Budapest. On a mangé asiatique et parlé politique. J'avais oublié que leur premier ministre s'était crashé en Russie il y a deux ans... et toutes les théories du complot qui s'ensuivent. On a aussi parlé des manifestations qui devaient avoir lieu le dimanche, 11 novembre, jour de fête nationale en Pologne. Trois manifestations étaient prévues: une de droite-centre (opposition), une de droite-droite (gouvernement) et une de droite-très-très-à-droite, je ne vous fais pas un dessin. Les polonais doivent avoir bouffé suffisamment de gauche-très-très-à-gauche, faut croire.

Le deuxième soir, on s'est fait une soirée ghetto by night et resto typique, j'aime autant vous dire que les immeuble du ghetto la nuit, désaffectés, avec des miaulements de chat déchirants, c'est un poil flippant! Heureusement, le resto a détendu l'ambiance (même avec la présence d'un inspecteur de l'EN en bout de table, c'est vous dire).

Le troisième soir, on s'est promené dans la rue commerçante principale avec la résidence du Président, une université et plein de boutiques de luxe, puis dans la vieille ville. Je trouve qu'ils ont fait un super boulot au niveau de l'éclairage, c'est vraiment bluffant. On a ait un petit stop chez Wedel, LE palais du chocolat, où je n'ai pu réprimer un gémissement de plaisir gustatif qui m'a collé la honte, mais Dieu! que c'était bon!

Le samedi, on a remis ça avec une collègue et son mari venu la retrouver pour le week-end. Je suis ravie d'avoir passé tout ce temps-là avec eux parce qu'ils sont adorables, une vraie chouette rencontre. Au programme: vieille ville (années 1300), nouvelle ville (années 1600), ghetto (révisez vos manuels d'histoire contemporaine), Wedel (Roald Dahl a dû s'en inspirer pour écrire Charlie et la chocolaterie). Vu que la ville a été détruite à 70-90% selon les sources pendant la deuxième guerre mondiale, il y a eu un énorme travail de reconstruction. Ils se sont servi de leur mémoire et des images d'archive pour reconstruire à l'identique les quartiers historiques, et ils ont essayé d'intégrer du moderne aux bâtiments du ghetto qui étaient restés debout, permettant d'allier devoir de mémoire et utilisation des bâtiments disponibles: un succès, selon moi. Je suis vraiment en admiration devant la façon dont ils ont géré la ville, même s'il subsiste évidemment des gros blocs dégueulasses où on ne voudrait habiter pour rien au monde (mais quelle grande ville européenne n'en a pas?).

Le dimanche, on est allé se promener au parc de la résidence d'été du roi du temps lontan comme on dit à La Réunion (aka le palais sur l'eau), puis on a voulu aller voir là-haut si on y était, et on a pris l'ascenseur du Palais de la Culture et des Sciences pour aller admirer la vue panoramique sur la ville, 30 étages plus haut. L'ambiance état électrique, car le trajet entre l'hôtel et le Palais était justement celui de la manifestation nationaliste, et les abords du Palais grouillaient de crânes rasés, drapeaux, treillis (et même un T-shirt avec un portrait du Che barré comme un panneau "interdiction de stationner"). Il y avait aussi plein de CRS, et du haut du Palais, nous avons entendu les premiers chants et revendications nationalistes. Sur le chemin du retour vers l'hôtel, nous avons essayé d'éviter les groupes un peu excités, mais j'ai eu une trouille bleue lorsqu'un gros débile a fait péter un pétard dans un passage souterrain. Du coup, j'ai sagement attendu deux heures dans un café le moment de prendre le taxi pour aller à l'aéroport, parce que je ne me sentais vraiment pas à ma place. Ce qui n'a aucunement entaché ma vision très positive de Varsovie, dont j'admire définitivement le travail architectural et lumineux.

Voili-voilou, je vous laisse découvrir tout ça en images, par thèmes! (et si on soir je m'ennuie, je légenderai...)

BY NIGHT





















VIEILLE VILLE










































NOUVELLE VILLE










ANCIEN GHETTO


























RUE COMMERCANTE (Krakowskie Przedmieście)











PALAIS SUR L'EAU et Parc Łazienki Królewskie










RESTE DE LA VILLE














AEROPORT ET WEDEL





 VUE PANORAMIQUE ET GROS BOURRINS









PS: j'ai pas trop mal mangé, mais les raviolis à la purée, c'est un peu lourd! Et je n'ai bu qu'une seule vodka :-(

PPS: le fleuve qui traverse la ville s'appelle la Vistule, et c'est vraiment un nom qui me donne envie de vomir

PPPS: j'aurais plein d'infos intéressantes à vous donner, mais je n'ai pas le temps d'en écrire plus en ce moment, désolée! Intéressez-vous par exemple à la légende de la sirène et continuez à surfer sur ce site, à l'insurrection de Varsovie ou pour les plus avides de connaissances, allez faire un tour sur Wikikiki.

vendredi 2 novembre 2012

Keskemét

J'ai reçu une plainte ce soir, comme quoi hier et aujourd'hui il n'y avait rien de nouveau sur le blog. A la décharge de cette personne, elle fêtait son anniversaire au champagne, je mettrai donc sa remarque sur le compte des bulles (joyeux anniversaire ma tata chérie!!!). 

Alors voilà, au lieu de corriger des essais tous très originaux et écrits dans un anglais parfait (genre avec des "s" à la troisième personne au singulier au présent à tous les verbes sauf les auxiliaires de modalité et sans le moindre "gonna" ou "wanna"), je tiens ma promesse et vous raconte l'escapade avec mon père à Kecskemét.

D'abord: pourquoi Kecskemét? Ça n'est qu'à une petite heure et demie de train en direction de Széged, et dans ma traque des bâtiments d'Ödön Lechner, c'est plutôt bien ranké puisqu'il y a là-bas 4 de ses réalisations (enfin, c'est ce que je croyais). Et puis c'était bien que mon touriste puisse voir autre chose que Budapest, qu'il connaît déjà.
Il m'a un peu réprimandée parce que je n'avais rien prévu, pas de plan, rien - sauf les noms de deux bâtiments de ma quête, pas folle la guêpe. J'ai rétorqué qu'avec mon niveau de hongrois, je pouvais bien demander où ça se trouve en montrant mon post-it - sans aucune garantie de comprendre la réponse, certes.
En plus, ça a commencé dès la descente du train puisque nous n'avions aucune idée d'où était le centre ville. Mais je me suis fait expliquer le chemin, j'ai compris les indications (j'ai pris 2 kg à chaque cheville), et hop!, c'était parti pour la découverte d'une ville tout à fait charmante.

Nous avons pris plein de photos et trouvé tous les bâtiments d'Ödön, sauf un. Je me suis fait indiquer le chemin par un papi très content de raconter des blagounettes (là, mon correcteur automatique s'affole et me propose "zigounettes", du coup, je ne suis pas d'accord avec lui) en hongrois à une française. Ça avait l'air vraiment loin alors nous avons pris un taxi, et commis l'erreur de base du touriste: on lui a demandé combien il voulait pour nous emmener là-bas. Il a dit 1000 forints, j'ai dit OK, au pire on se fait avoir de trois euros et quelques centimes. Une fois arrivés, genre c'était au bout de l'avenue, même si elle était longue, je me suis répété que ce n'était que quelques euros de perdus... Nous cherchons le bâtiment, en général c'est très typique et donc reconnaissable, mais rien à part la caserne russe désaffectée. Mais en cherchant bien, j'ai repéré une plaque dur un bâtiment, avec des mots clés que j'ai compris: le nom de ce que je cherchais, ici, et "être" au passé.
Nous nous sommes consolés en nous disant que si nous avions vraiment faim, nous avions trouvé le MacDo, et avons décidé de retourner dans le centre en bus. A tous ceux qui râlent contre la BKV je dis: "Ingrats! Allez donc un dimanche à Kecskemét, et en rentrant à Budapest, vous baiserez la main des contrôleurs tant la compagnie qui les embauche est efficace". Après environ trois quarts d'heure de sieste sous l'abribus, tous les bus desservant l'arrêt sons arrivés à la queue-leu-leu...

Pour conclure notre journée, nous sommes allés visiter le Cifra Palota, un bâtiment construit par Ödön, qui est reconverti en musée et dont nous espérions que l'architecture intérieure serait à la hauteur du délire des champignons sur le toit. Ça n'a pas été le cas, mais j'ai pu découvrir des peintres hongrois, admirer un manuel de chirurgie ancien et poser à côté d'un dessin réalisé par Ödön.

C'était une très chouette journée, et je vous laisse regarder mes photos et admirer celles de mon photographe de père.

Mes photos:


Le Cifra Palota (Ödön Lechner):

De chaque côté, sur le trottoir d'en face:


L'hôtel de ville (Ödön Lechner) et la place Kossuth:


Le théâtre et ses environs:

Un autre bâtiment d'Ödön:

Le bâtiment disparu:

Des voitures:

Des vitrines qui font rêver:

Une jolie cour:

Des trains pour buveurs de bière bien élevés:


















Et pour photographes:


Les photos de mon papa, mécène de ce blog!




La trépanation Pour les Nuls






Caméo






Pour qu'il y en ait aussi pour vos oreilles, j'ai enregistré les cloches de l'hôtel de ville (OK, eux aussi ont enregistré le carillon, mais c'est joli quand même):


Voilà, c'était Kecskemét, c'était au début des vacances, c'était le bon temps...

Bientôt, je vous raconterai peut-être la soirée d'Halloween à laquelle je ne devais pas aller, au Trafiq, haut lieu de la demoiselle en talons et du mâle étranger en manque de tendresse, de romantisme et d'amour (#ironie), et des conséquences potentielles de cette soirée sur mon niveau de castillan rioplatense.

Une chose est sûre, je pars à Varsovie pour le boulot la semaine prochaine, vous allez donc bientôt voir du pays!