mardi 17 janvier 2012

Noël au Liban

En 2010, j'avais fêté Noël en Turquie. Pour 2011, j'ai décidé de rejoindre ma sœur, ses enfants et son mari dans la famille de celui-ci, au Liban, plus précisément à 15 km de Tripoli (voir carte).


Je connaissais déjà pour y avoir célébré leur mariage il y a cinq ans (ou six?) et nous avions alors visité la forêt de cèdres, la ville antique de Baalbek, Jounieh et son Saint Charbel qui domine la baie, et bien sûr la capitale, Beyrouth. Il faisait alors grand soleil car c'était l'été.

Le mariage en question fera peut-être un jour l'objet d'un post, car il y a quantité de lignes à écrire dessus! Mais là, il c'est de Noël qu'il est question. 
Il faisait donc en moyenne 10°C, ce qui est tout à fait raisonnable en extérieur, mais finit par devenir frisquet quand c'est aussi le cas dans la maison. Le poêle ambulant se déplaçait entre le salon et la cuisine, et tout ce qui ne se trouvait pas dans un rayon d'un mètre n'était pas chauffé. Froid, j'ai eu. Heureusement, la bonne nourriture locale garantit une couche de graisse hiver comme été! Et j'étais avec ma sœur et ses petits monstres adorables.

Comme il fallait occuper ces derniers (et leur tata aussi, oui, je l'avoue, rester à la maison en mode "non-seulement-j'ai-froid-mais-en-plus-je-ne-parle-pas-un-mot-d'arabe-donc-je-ne-peux-pas-me-mêler-aux-conversations" n'était pas une option séduisante) nous les avons emmenés à ce que j'ai appelé le Lac de Noël. Immense sapin qui change de couleur, faux bonbons géants, pop-corn et barbe-à-papa: la magie a opéré!








Tout ceci étant certes joli mais un peu mièvre, je me suis raconté, en voyant des traces de liquide rouge pailleté par terre, l'histoire du policier qui recherche le meurtrier du lutin, car il ne pouvait s'agir là que du sang d'un lutin, n'est-ce-pas? Et ma sœur m'a aidée à marquer le seul indice que nous avions...
Autant vous dire que nous n'avons jamais retrouvé le coupable, car les petits étaient fatigués et qu'il y avait bien trop de fumeurs à interroger (en arabe de surcroît). 



Il n'était pas question de revenir au Liban sans passer un peu de temps à Beyrouth. Là, l'ambiance n'était pas vraiment à Noël, à vrai dire il n'y avait pas d'ambiance du tout.




J'en profite pour vous glisser une photo de raccommodage de façade, méthode en vogue dans le centre de Beyrouth et déjà repérée il y a cinq ans.


Puis le soleil s'est couché.


Après avoir erré dans les rues vides à lécher les vitrines de boutiques fermées, nous avons eu une idée de génie: aller se payer une flûte de champagne sur le toit d'un hôtel du centre-ville.




Et là: VENGEANCE! Nous avons profité d'une vue splendide sur la ville - et avons regretté de ne pas avoir pris nos maillots de bain, car la piscine sur le toit était chauffée.





Entre deux tentatives de négociations pour réunir l'ensemble de la famille pour un repas tous ensemble quelque part aux alentours du 25, nous sommes allés visiter Byblos.













La ville est classée au Patrimoine Mondial et c'est vrai que j'en garde un très bon souvenir (pas que parce qu'il y avait du soleil, vous allez voir, le temps s'est gâté). Le petit centre est charmant, j'aime la couleur de la pierre, je trouve qu'elle se marie excessivement bien avec le bleu de la mer.

Je trouve en revanche certains souvenirs locaux en vente au souk un peu douteux pour un pays en éternel conflit avec ses voisins...


Moi qui rêvait d'aller à Tyr ce coup-ci, il m'a fallu me rendre à l'évidence: la situation avec Israël est toujours très tendue, ce qui se ressent particulièrement et logiquement dans le sud du Liban, et mon beau-frère ne m'aurait jamais laissée y aller. La seule chose de bien selon moi à être née de ce conflit, c'est Lebanon. C'est un film de guerre, donc a priori pas ma tasse de thé, mais j'ai trouvé le point de vue du récit intéressant, les acteurs fantastiques et la mise en scène originale. Et donc je vous le recommande.

Mais revenons à Byblos et à son mélange architectural inqualifiable! A ses fleurs et à ses beaux bâtiments! Et à sa citadelle Patrimoniale!














Si la situation politique dans le sud n'est pas au beau fixe, celle du nord n'a rien à lui envier pour cause de proximité avec la Syrie... Il était toutefois hors de question que je reparte sans être allée acheter du savon au Khan-al-Saboun de Tripoli! Très peu de photos ici, car mon beau-frère était hypertendu et paranoïaque. Ce qui s'est avéré être justifié, finalement, quand nous avons appris que les bijoutiers du souk aux bijoux étaient pour beaucoup fermés: nous venions d'échapper à un échange de coups de feu.

Rien de si terrible toutefois, quand on pense qu'il y a cinq ans, c'est à un attentat à Beyrouth que nous avions échappé. :-)




Le séjour s'est terminé avec un petit tour à la montagne, histoire de montrer la neige à mon neveu de bientôt deux ans, qui vit au Qatar et n'avait donc aucune notion de ce qu'est un flocon. 






Et puis il a fallu rentrer à Budapest pour accueillir mes visiteurs et fêter dignement la fin de 2011, qui avait bien mérité qu'on lui claque la porte au nez. Si, si.

lundi 16 janvier 2012

Un oubli de taille!

C'est en farfouillant dans les bacs de DVD aux titres incompréhensibles, en quête de Hellboy pour ma séquence sur les superhéros en 2nde, que je me suis tout à coup dit: "Mais je ne leur ai pas raconté qui j'ai croisé à Florence et qui m'a fait me sentir comme une adolescente d'aujourd'hui qui rencontrerait Justin Bieber!". Les couinements en moins, parce que l'âge aidant, je sais me tenir dans la rue. 
J'ajoute que ce n'était pas un fantasme de ma part, car mon amie a rencontré cette même personne la veille. 

Alors, c'est qui? C'est qui?
C'est un acteur format crevette (d'où le titre du post), brun, avec de grands et beaux yeux clairs et une bouche à croquer. Il se promène seul avec son sac-à-dos et regarde normalement les groupies qui comme moi le dévorent du regard. Il a vraiment l'air gentil et il beau, beau, beau comme un Dieu mexicain. Vous avez trouvé? A vos claviers: j'attends la réponse dans vos commentaires :-)

jeudi 12 janvier 2012

Firenze

 Un petit week-end à Florence, le temps de retrouver mon amie de voyage et de découvrir le fief des Médicis. 

A l'arrivée samedi midi j'ai quelques heures à tuer avant de retrouver mon amie, alors je pars en quête d'un endroit où me restaurer. C'est chose faite du côté de San Lorenzo, avec des raviolis au fromage et sauce aux champignons et à la truffe. Un petit verre de chianti pour faire glisser le tout, et l'association vin-truffe me reste agréablement en bouche.
Il est temps d'aller visiter une église pour digérer, et je fais simple: la Basilique San Lorenzo est à un pas. J'achète également deux chutes de cuir au marché à côté, un vrai paradis pour les amateurs de peaux de bêtes tannées.

Chapelle Médicis
Basilique San Lorenzo
Cloître de San Lorenzo


 Je pousse la promenade un peu plus avant et tombe sur une très, très imposante cathédrale: Sainte Marie des Fleurs, avec son Campanile et son Duomo. En face se trouve la Baptistère, et la place au milieu est bondée. Touristes, calèches, locaux en plein shopping... Car il faut savoir que si vous ne savez pas quoi faire de vos économies, Florence, elle, le sait! Que des boutiques de luxe, tout est à des prix inabordables pour le commun des mortels.

Cathédrale Sainte-Marie des Fleurs et son Campanile

Duomo
Baptistère


Église Santa Maria Novella

Je retrouve mon amie, nous allons déposer mon sac à l'hôtel pour jeunes en peine de budget approprié (enfin, quand même 35€ par nuit ET par personne!), nous nous promenons ensuite jusqu'au Ponto Vecchio et ses bijoutiers, puis allons prendre l'apéritif dans une enoteca. Nous dégustons trois vins différents et les accompagnons d'une assiette de fromages et charcuterie. Un vrai régal! Et l'occasion de découvrir le "Rosso di Montalcino", un vin qui gagne à être connu et se marie merveilleusement d’après mes papilles au pecorino al tartufo - je maintiens mon attrait pour cette association vin-truffe - ainsi qu'au pecorino à la feuille de vigne.

Place de la République
Hall du Palazzo Vecchio


Nous enchaînons avec quelques photos décalées, puis un restaurant un peu éloigné du centre ville mais fort bon, où nous nous jetons voracement sur les artichauts. Quelle que soit la façon dont ils sont préparés, j'adore. Miam, slurp.


Dimanche, nous prenons notre temps avant d'aller visiter la Galerie des Offices - THE Musée à voir à Florence si vous devez n'en choisir qu'un. Personnellement, la collection n'est pas vraiment ma tasse de thé, je ne suis pas une adoratrice de la Renaissance et selon moi, trop de Vierge tue la Vierge. Je ne parle pas de Jésus à tous les âges de sa vie, de sa mort, de sa résurrection... Avec ou sans sa mère, son père, ses éternels Saints Jean-Baptiste, Jean l’Évangéliste, Sébastien, Georges... D'un autre côté, je suis maintenant capable de les reconnaître sans avoir jamais été au catéchisme. J'ai encore un peu de mal avec les Saintes, par contre.

Palazzo Vecchio

Pour moi, le vrai plaisir a été de voir enfin en vrai les Botticelli qui ont illuminé mes tendres années (le Printemps, la Naissance de Vénus), de découvrir Lippi (père, parce que fils c'est un peu morose) et de voir une Annonciation de Leonardo. La Sainte Famille de Michelangelo est intéressante également, pour un fois Jésus a une tête d'enfant, et il grimpe sur Marie au lieu de rester sagement sur ses genoux. Il aurait donc été un enfant pour de vrai?
Autre moment inoubliable: les tableaux "pile et face" du nain amuseur de Cosimo. Un fou rire irrépressible et apparemment communicatif, tout le monde ébahi et amusé par les nus forestiers représentant ce favori du fondateur de la dynastie politique des Médicis.

Il était ensuite grand temps de se diriger vers le Belvédère de Michelangelo pour admirer la ville au coucher du soleil.

Ponto Vecchio
Le David du Belvédère Michelangelo
Vue depuis le Belvédère

Autant de grand air donne faim, il nous fallait rapidement trouver une enoteca où boire du Rosso di Montalcino en mangeant, ô surprise, de la charcuterie, du fromage et des artichauts. Enfin, pour moi, car mon amie a voulu varier et a mangé un risotto. Avant, nous avons pris l'apéro dans un bar avec des livres, un pianiste et une raconteuse d'histoires. Un sympathique lieu gay-friendly de détente culturelle. Et j'ai pris des photos de ce avec quoi les artistes de rue locaux recouvrent les échafaudages.


Lundi, timing serré car je devais prendre la navette pour l'aéroport à 13h. Nous nous levons tôt pour aller au marché faire des emplettes - tomates séchées, fromages. Nous nous hâtons ensuite vers l'église de Santa Croce, célèbre car elle abrite les tombeaux de Galilée, Rossini, Dante, Michelangelo, Machiavel et d'autres moins connus de moi et que je ne citerai donc pas!  Grâce à l'audioguide, j'ai appris qu'en réalité Dante repose éternellement dans une autre ville - qui n'a pas voulu donner sa dépouille à Florence - et que Michelangelo ne voulait pas y entre enterré mais que les Médicis ont décidé que seule cette église pouvait suffisamment l'honorer. Allez comprendre... Overdose d'orgueil florentin?

L'architecture est impressionnante, de même que l'orgue. En bonus, une œuvre de Donatello.

Dans le cloître de l'église de Santa Croce

Après la visite, il me restait juste le temps d'aller prendre en photo les nombreuses statues qui ornent la place au pied du Palazzo Vecchio. J'affectionne particulièrement celle d'Hercule parce que je la trouve ambigue, et celle de Persée par goût tout simplement.

Piazza Della Signoria: fontaine de Neptune
David
Hercule tuant Cacus
Persée - et ce qui reste de Méduse!
L'enlèvement des Sabines

Il ne me restait plus qu'à courir les boutiques de papier marbrés, pour assister à une démonstration de l'art de marbrer le papier et repartir avec un carnet en souvenir.

 Et à faire le compte: 3 tortues ninja sur 4, c'est pas mal, non?

mercredi 4 janvier 2012

2012

Chers lecteurs, je vous souhaite une  
très bonne année, 
pleine de petits et grands bonheurs 
:-)

Je n'ai pas vraiment le temps d'écrire un message qui détaille mes vacances, et encore moins celui de mettre plein de photos que j'ai prises au Liban, mais je vous fais un coucou pour vous faire patienter et vous dire que c'est en projet - très bientôt inch'Allah (là, mon correcteur automatique ne reconnaît pas et me propose "chinchilla"!).

Donc, pour faire court, j'ai passé Noël au Liban, dans une ambiance familiale très particulière que je détaillerai quand je vous montrerai les photos. Basée à Kfarakka, près d'Amioun (comment ça vous ne connaissez pas?!), j'ai visité un peu Beyrouth, beaucoup Byblos, et passé du temps à papoter avec ma sœur chérie et à jouer avec ses adorables morveux. Ils vivent au Qatar, alors il faut en profiter quand on se voit.

Le 28 décembre, j'avais un vol à 4h du matin, arrivée à la maison 7h30. 15h, les copains débarquent pour une visite jusqu'au 02 très tôt le matin. Le soir même, premiers concerts (de petits groupes de rock), dodo 3h. Le lendemain, on enchaîne avec un bar plein de musique commerciale pour se dandiner, bilan: dodo 3h. Le 30, c'était LA soirée que j'attendais avec une impatience non dissimulée depuis des semaines: concerts de Romengo, Parno Graszt et Besh-o-droM dans la même soirée, avec Balkan Beats à suivre - pour terminer à 4h30. Génial, sauf qu'il a fallu quitter Parno Graszt trop rapidement pour rejoindre le Gödör. Mais bon, encore des concerts mémorables et des litres de sueur déversés!
Le lendemain, réveillon. Bonne petite bouffe avec des copains français, suisse et polonais (qui ont apporté une petite vodka arrangée maison yummy yummy). Feu d'artifice depuis le balcon, puis sortie en boîte. Dodo: 6h?

J'ai donc enchaîné les super soirées, mais là je le paie trèèèèèès cher avec plein de sommeil en retard, plein de boulot pour l'école - et un blog à mettre à jour! J'ai repris les répétitions en prévision du concert, et vais enchaîner avec la reprise de la capoeira (si les réunions tardives de l'école - encore - ne m'empêchent pas d'y aller) et du volley. Si vous disposez du collier d'Hermione (dans Harry Potter 3), si, si, celui qui lui permet de suivre deux cours à la fois: je suis preneuse!

A bientôt!